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Une sélection d’ouvrages qui nourrissent notre approche pédagogique et notre réflexion sur l’apprentissage des langues.

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De l’apprenti scribe à l’apprenant de langue : comparons l’enseignement dans l’Égypte ancienne et selon l’ANL

Chloé Jarosz, Ekaterina Ukhtinskaia

À près de trois millénaires de distance, il pourrait sembler hasardeux, voire anachronique, de comparer le mode d’enseignement pratiqué dans l’Égypte ancienne avec l’approche neurolinguistique mise en œuvre dans certains contextes contemporains. Ces deux systèmes ne partagent en effet ni le même objet, ni les mêmes finalités, ni la même conception de l’apprenant. Toutefois, la comparaison raisonnée de leurs modes d’action peut être porteuse d’enseignements ou, à tout le moins, fournir matière à réflexion. Elle permet de faire apparaître aussi bien de profondes oppositions que certaines convergences fonctionnelles, sans supposer pour autant une quelconque filiation entre eux.

L’une des principales différences entre la formation linguistique et scribale de l’Égypte ancienne et l’ANL tient à leurs conceptions respectives de l’objet d’enseignement. Dans le système éducatif égyptien, l’entrée dans la langue passe principalement par l’écrit, la copie et la récitation. À certaines périodes, notamment sous le Nouvel Empire, les apprentis scribes étudient un état ancien de la langue – le moyen égyptien – sorte de langue morte très éloignée de la langue parlée au quotidien, et qui bénéficie d’un prestige classique, littéraire et religieux. Dans l’ANL, il s’agit au contraire d’enseigner une langue vivante, dont l’appropriation doit d’abord passer par une communication orale dite « authentique ».

L’ANL accorde ainsi une importance particulière aux interactions orales et au dialogue, alors que, dans la formation scribale égyptienne, l’oral semble principalement intervenir dans la récitation, la transmission des textes et l’énonciation d’un enseignement moral (le Maât) ou professionnel. Dans cette perspective, la mémorisation et la reproduction occupent une place prépondérante. Les sources dont nous disposons rendent en tout cas ces activités beaucoup plus visibles que la compréhension personnelle ou la discussion des textes. Dans l’ANL, en revanche, la mémorisation n’est pas recherchée pour elle-même : c’est l’utilisation fréquente de structures porteuses de sens, dans des situations de communication, qui doit permettre la constitution progressive d’une compétence implicite.

De ces éléments découle également une conception différente de l’autorité et du rapport à l’erreur. Dans la formation scribale égyptienne, la relation entre le maître et l’élève est fortement verticale, et les textes évoquent même un recours encouragé aux sanctions corporelles. L’erreur peut ainsi donner lieu à une correction inscrite dans une discipline coercitive. Dans l’ANL, l’erreur n’est pas stigmatisée, et encore moins ni punie : elle est corrigée par l’enseignant avec bienveillance, lorsqu’il donne modèle conforme à la langue ciblé qu’il invite l’apprenant à le réutiliser immédiatement sans rupture de la communication. La correction vise ainsi l’acquisition d’une forme correcte sans jamais constituer un jugement porté sur l’apprenant.

Enfin, la formation scribale égyptienne prépare principalement à l’exercice de fonctions administratives, religieuses ou professionnelles valorisées. Elle peut donc favoriser une élévation dans la hiérarchie sociale, tout en contribuant à la reproduction de cette hiérarchie et de l’ordre établi. Le développement de la littératie selon l’ANL poursuit une tout autre finalité : il vise l’autonomie de la personne, sa capacité à communiquer et sa participation à la vie sociale.

Toutefois, au-delà de ces oppositions bien visibles, il est possible de relever certaines ressemblances entre les pratiques de l’ANL et celles qui se sont développées dans l’Égypte ancienne.

Dans les deux cas, l’apprentissage ne commence pas par la présentation explicite de règles grammaticales. Dans l’ANL, l’analyse linguistique explicite n’est pas exclue, notamment lors du travail de lecture et d’écriture, mais elle n’est jamais placée au fondement de l’acquisition de la compétence orale. Dans la formation scribale égyptienne également nous ne trouvons pas non plus de description grammaticale comparable à celle que produiront les traditions savantes des siècles ultérieures. Dans les deux systèmes, l’apprenant acquiert donc d’abord des formes langagières par l’observation, l’imitation et la reproduction d’un modèle, bien que ces opérations ne répondent pas aux mêmes objectifs.

Cette importance de la pratique constitue un autre point de convergence. Dans l’Égypte ancienne, les apprentis scribes doivent copier, répéter et s’exercer afin de progresser. Dans l’ANL, les apprenants utilisent et réutilisent également les formes apprises, mais dans des situations de communication qui doivent leur permettre d’exprimer un message personnel. Dans les deux cas, la mise en pratique occupe donc une place plus importante que l’explication préalable de notions abstraites.

La correction des erreurs les rapproche également sur le plan des gestes pédagogiques. Dans les deux systèmes, l’enseignant intervient lorsqu’une forme incorrecte est produite : il corrige ou propose un modèle que l’apprenant doit reproduire. La ressemblance reste toutefois limitée, puisque, nous l’avons dit, cette intervention s’inscrit dans des conceptions très différentes de l’autorité, de l’apprentissage et du statut de l’erreur. La mémoire joue enfin un rôle essentiel dans les deux démarches. Dans l’éducation de l’Égypte ancienne, les élèves doivent mémoriser et reproduire des textes ou des formulations consacrées. Dans l’ANL, la compétence langagière repose principalement sur la mémoire procédurale, qui se développe par l’utilisation fréquente et contextualisée de la langue. La mémoire déclarative, elle, associée aux savoirs conscients sur la langue, n’est pas censée se transformer en habileté à communiquer : les deux formes de mémoire doivent donc être distinguées (cf. la référence à la théorie de M. Paradis). Rôle de la mémoire, donc, dans les deux cas, mais avec une conception de la mémoire qui impose un degré de complexité bien plus élevé pour l’enseignant qui doit la prendre en compte. Dans les deux cas, enfin, la langue n’est pas seulement envisagée comme un système abstrait à décrire : sa maîtrise est liée à des usages et à des finalités sociales. Ces finalités demeurent néanmoins profondément différentes, puisqu’il s’agit, dans un cas, d’intégrer un ordre administratif, professionnel et religieux déterminé et, dans l’autre, de développer la capacité d’agir et de communiquer personnellement dans une langue vivante. Cette comparaison montre ainsi que des gestes pédagogiques apparemment semblables (imiter, répéter, mémoriser ou corriger) peuvent prendre des significations radicalement différentes selon la conception de la langue, le rapport à l’autorité et les finalités sociales dans lesquels ils s’inscrivent. Plus que les techniques considérées isolément, c’est donc la logique didactologique qui les organise qui permet de comprendre la véritable singularité de chaque système.

Maîtriser la grammaire ?

Olivier Massé

Les recherches en neurolinguistique (Michel Paradis, Norman Segalowitz, Nick Ellis) ont montré que la précision linguistique et l’aisance à communiquer en langue étrangère reposent sur deux composantes essentielles : une compétence implicite ou habileté, non consciente, et des connaissances conscientes, dont on peut rendre compte verbalement et qui sont des savoirs (savoirs personnels, culturels ou sur la langue).

Ces découvertes ont amené des didacticiens canadiens (Claude Germain, Joan Netten) à proposer une distinction entre deux types de grammaires : la grammaire interne et la grammaire externe. La grammaire interne renvoie à l’idée de la compétence implicite qui permet à une personne de générer des phrases naturellement, en lien avec ses pensées et émotions. Ce processus se développe par la pratique régulière et spontanée de la langue, et non par la simple mémorisation de règles ou de vocabulaire. C’est bien la grammaire interne qui est au cœur de la fluidité linguistique.

La grammaire externe, elle, nous permet de nous reprendre quand nous avons une hésitation, de faire des choix stylistiques et, bien sûr, d’écrire avec une orthographe conforme au bon usage. Notre démarche d’enseignement repose sur l’Approche Neurolinguistique (ANL), qui met l’accent sur le développement de cette grammaire interne à travers d’interactions orales qui sont systématiquement modélisées et corrigées pour aider l’apprenant à parler correctement et de manière naturelle la langue en apprentissage. Parallèlement, la grammaire externe, qui regroupe les règles explicites de la langue, est enseignée de manière progressive et contextualisée au travers de textes écrits, permettant ainsi de bien distinguer ce qui est de l’ordre de l’oral et ce qui est de l’ordre de l’écrit ainsi que de s’assurer une maîtrise complète et de l’orthographe et de la littératie dans langue cible étudiée.

Prononcer comme un natif ?

Olivier Massé

L’idée que, passé un certain âge, on ne pourrait plus prononcer correctement les langues que l’on souhaite apprendre trouve son origine dans d’une analyse absolument pertinente et très ancienne, celle d’Evgueni Dmitrievitch Polivanov, un linguiste russe (polyglotte orientaliste spécialiste de la langue japonaise) qui fut le premier a émettre l’idée que, lorsque nous entendons une langue étrangère, notre cerveau cherche à reconnaître dans le flux sonore perçu des éléments identifiables, repérés par comparaison avec la (ou les) langue(s) que nous parlons déjà.

Dans son ouvrage de 1931, La perception des sons d'une langue étrangère , il explique que notre oreille identifie les sons qui sont dans notre langue, mais pas ceux qui n’en font pas partie (voyelles, consonnes, phonèmes), et il ajoute que nous identifions également comme potentiellement porteur de sens les phénomènes sonores (intonation, organisation et distribution de phonèmes, etc.) qui ont du sens dans notre langue usuelle, tandis qu’il est d’autant plus difficile d’attribuer du sens à un phénomène vocal entendu que celui-ci s’éloigne de la langue que nous avons l’habitude d’utiliser pour communiquer. Cette idée cruciale a inspiré tout un courant de penseurs et notamment un autre linguiste russe, Nikolaï Sergueïevitch Troubetzkoï, (généralement considéré comme le père de la phonologie moderne) qui a formulé la métaphore conceptuelle suivante : « L’homme s'approprie le système de sa langue maternelle. Mais s’il entend parler une autre langue, il emploie involontairement pour l’analyse de ce qu'il entend le "crible phonologique" de sa langue maternelle qui lui est familier. Et comme ce crible ne convient pas pour la langue étrangère entendue, il se produit de nombreuses erreurs et incompréhensions. Les sons de la langue étrangère reçoivent une interprétation phonologiquement inexacte, puisqu'on les fait passer par le "crible phonologique" de sa propre langue.» (Principes de phonologie, 1939).

De là est née l’idée que, passé un certain âge, on ne pourrait plus apprendre à prononcer correctement. Et s’il a été démontré que, lors du babillage, le petit bébé teste tous les sons possibles qu’il est en mesure de réaliser avec sa bouche en ne retenant, progressivement, que ceux avec lesquels il parvient à entrer en communication avec son entourage, cela ne signifie pas que, une fois l’âge adulte atteint, on ne pourrait plus réaliser ces sons. D’ailleurs, au sein même de leur langue dite “maternelle”, certaines personnes ont besoin de l’accompagnement d’un orthophoniste pour parvenir à prononcer certains sons ou autres défis articulatoires. Si l’on peut aider un monolingue à prononcer certains sons, pourquoi cela ne serait-il plus possible pour une seconde ou une troisième langue ? Le « crible phonologique » est assurément une réalité statistique. Mais il n’est pas une fatalité individuelle. Pour s’en convaincre, il n’est que d’écouter parler Akira Mizubayashi, écrivain japonais d’expression française https://www.youtube.com/watch?v=iLmgGY7Ed-I. Et l’on trouve bien d’autres « plurilingues tardifs » nous sont de bons exemples du fait qu’on peut acquérir une prononciation « sans accent » même en ayant commencé à apprendre une langue étrangère à un âge avancé. Pour information, la première interférence pour apprendre à bien prononcer étant – nul besoin de faire référence à des études savantes pour le comprendre – le fait de commencer l’apprentissage de la langue vivante avec des supports écrits : en effet, tout système de transcription écrite n’est qu’un moyen approximatif et imparfait de rendre compte de la matière sonore d’une langue. Comment voulez-vous bien lire dans une langue dont vous ne savez pas encore prononcer les sons de base ?

Ainsi se sont succédé des générations d’apprenant d’anglais dont les Britanniques ont tiré l’expression « Speaking English like a French man », et les Français de leur côté stigmatisant les immigrants en disant d’eux qu’ils « parlent français comme des vaches espagnoles. » Ces locutions – pas toujours bienveillantes, malheureusement – nous disent clairement à quel point la qualité de la prononciation d’une langue est un facteur d’intégration sociale. Atteindre en langue étrangère une prononciation semblable à celle d’un « natif » de nécessite, certes, une volonté réelle de bien prononcer, mais cela n’est pas suffisant. En raison, précisément, du fameux « crible phonologique » précédemment décrit, l’accompagnement d’un enseignant – expert en modélisation puis correction de la prononciation – s’impose. Les techniques sont nombreuses, il faut du temps pour les apprendre et surtout savoir les bien utiliser.

C’est pour raison, tous les enseignants de La Ferme Linguistique sont en formation permanente dans ce domaine et en mesure de vous aider à prononcer efficacement.

Parler couramment une langue étrangère ?

Olivier Massé

Thématisé au Canada (C. Germain, L’ANL, Foire aux questions, p.51, 2017), le « paradoxe grammatical » est un concept pédagogique qui procède d’une observation que vous pourrez vous-même faire aisément : comment se fait-il que malgré des années passées à étudier une langue étrangère, quand il s’agit de s’engager dans une véritable conversation, la plupart éprouvent la plus grande difficulté à communiquer ?

Y compris parmi ceux qui avaient les meilleurs résultats à l’école ! Quand bien même « on comprend » la langue étrangère, quand il s’agit de s’engager dans une conversation, « ça bloque ! ». Cela montre avec évidence qu’il y a un hiatus entre la mémorisation et l’application des règles grammaticales enseignées à l’école, d’une part, et les situations de communication réelle, d’autre part. Ce paradoxe révèle ainsi la distinction à prendre en considération entre les savoirs sur la langue (qui sont une connaissance explicite), constitué des règles qui sont apprises consciemment, et l’habileté à communiquer, la capacité d’utilisation fluide et automatique de la langue, qui doit pouvoir se faire sans effort conscient, sans quoi l’esprit est entièrement mobilisé sur la façon de parler et non sur le contenu de pensé dont nous voulons parler. Les recherches des neurosciences corroborent ces observations (Norman Segalowitz, Cognitive Bases of Second Language Fluency, éd. Routledge, 2010) : elles nous disent que pour un accès lexical rapide et une véritable automaticité des formulations de nos idées, il est nécessaire de développer une compétence implicite, qui est de nature non consciente.

En bref, pour pouvoir interagir de manière fluide en langue, comme pour la musique ou pour un sport, il est nécessaire d’avoir un entraînement spécifique, systématique et adapté. Dans cette perspective, tous nos parcours de formation sont établis en accord avec les apprenants sur la base d’un entretien diagnostique (renouvelé après chaque période de 48 heures passées avec les enseignants), afin d’analyser les forces et les faiblesses, les motivations personnelles, les possibilités d’intégration dans son emploi du temps individuel d’un rythme d’entraînement régulier, dans le but d’optimiser et l’enseignement, pour notre école, et l’apprentissage, pour l’apprenant.

Notre mission est de transformer votre désir de langue étrangère en une démarche efficiente sur le long terme, qui prend en considérant les paramètres organisationnels, cognitifs et psychologiques pour vous aider à développer votre bi-, tri-, plurilinguisme – en fonction de vos besoins spécifiques.

J'ai un besoin spécifique !

Olivier Massé

Inutile de perdre son temps avec des explications grammaticales et des exercices qui n’ont aucun rapport avec nos besoins !

À La Ferme Linguistique, nous avons opéré une inversion du paradigme curriculaire ! Qu’est-ce à dire ? Au lieu de partir d’un manuel, d’une liste de points de langue ou de leçon toutes faites… nous partons de vous-mêmes, de votre réalité, de vos besoins, pour construire, séance par séance, les contenus d’apprentissage qui correspondent à vos objectifs. Comment cela est-il possible ? En prenant appui sur le séquençage appelé boucle de littératie (Claude Germain, Joan Netten, Littératie spécifique à L2, Réflexion Vol 31, CASLT 2012), nous commençons toujours nos séances de travail par une phase orale prenant appui sur ce dont vous vous voulez parler (ou dont vous avez besoin de parler). Ce travail strictement oral (sans support écrit) nous permet de nous assurer de la formulation des phrases : prononciation, morphostructure, adéquation idiomatique entre le contexte d’utilisation et l’idée exprimée. Ensuite, dès que l’on parvient à dire, on peut passer à une phase de lecture : la lecture n’est pas un déchiffrage du sens, mais une transcription dans le système d’écriture de la langue cible (chaque langue ayant ses spécificités) de ce qu’on l’on sait déjà dire. Enfin, les enseignants vous livrent systématiquement un document audio réalisé à partir de votre texte de lecture pour vous permettre de réécouter, d’associer la prononciation à l’écriture et de mémoriser. Chaque nouvelle séance commence toujours par une réactivation des contenus introduits lors des séances précédentes. Tout est fait, à La Ferme Linguistique, pour accompagner votre mémorisation. Le point crucial, ce n’est pas d’être savant en grammaire : c’est de s’exprimer avec une grammaire correcte dans des contextes authentiques !

Que vous soyez grands débutants, intermédiaires ou très avancé dans la langue que vous souhaiterez développer, vous pouvez faire confiance à l’expertise de nos enseignants qui sont non seulement formée en didactique des langues, mais qui ont tous une qualification en approche neurolinguistique d’enseignement des langues étrangères. Depuis 25 ans que cette méthodologie a été développée d’abord au Canada puis aux quatre coins du monde, les témoignages et les résultats de cette méthodologie attestent de son efficacité.

En complément des séances en face à face avec les enseignants, vous disposerez également, outre les textes et les audios « Taylor made » de vos séances, de notre base de données de ressources pédagogiques (si vous souhaitez des explications ou des exercices complémentaires sur tel ou tel point de langue), ainsi que d’un outil de cartes mémoires automatisées et réalisées sous le contrôle de vos enseignants, si vous désirez accélérer ou renforcer votre apprentissage sur un axe particulier. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information.

Didactique

L'approche neurolinguistique (ANL), Foire aux questions

Claude Germain

Lecture incontournable et ouvrage de référence pour tous les praticiens de l’Approche Neurolinguistique, le dernier livre de Claude Germain, co-fondateur de l’ANL, répond à la plupart des interrogations que se posent les enseignants de FLS/FLE concernant cette approche.

L’approche neurolinguistique (ANL), connue au Canada sous le nom de Français intensif, célèbre ses 20 ans. Pour souligner l’événement, Claude Germain, concepteur de l’ANL avec Joan Netten, publie un ouvrage de vulgarisation scientifique dans lequel il présente les fondements d’un nouveau paradigme dont l’incidence marque dorénavant la didactique des langues. L’ouvrage s’adresse aux enseignants et aux futurs enseignants de langue seconde ou étrangère, ainsi qu’aux spécialistes de la didactique des langues, et prend la forme d’une Foire aux questions les plus souvent posées au cours des stages de formation.

Déjà adoptée dans plusieurs pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique, l’ANL , grâce à ses fondements en neurosciences, constitue une contribution majeure à l’évolution de l’apprentissage/enseignement des langues.

Evolution de l'enseignement des langues : 5000 ans d'histoire

Claude Germain

Cet ouvrage propose une vaste synthèse de l'enseignement des langues étrangères, en milieu scolaire, à travers les siècles, depuis l'apprentissage du sumérien par les Akkadiens il y a environ 50 siècles jusqu'aux grandes méthodologies contemporaines.

À partir d'une grille d'analyse inspirée du modèle éducatif de Legendre, il aborde les différentes conceptions de la langue et de la culture, ainsi que les théories de l'apprentissage et de l'enseignement.

L'auteur s'intéresse tout particulièrement à la relation pédagogique en explorant la dynamique entre enseignants et apprenants, le rôle du matériel didactique, et le traitement de l'erreur. L'ouvrage définit les notions fondamentales de méthode, approche, ensemble pédagogique, et pratiques de classe, tout en contextualisant les principales approches méthodologiques de la période contemporaine dans leur cadre historique, social et culturel. Ce livre s'impose comme une référence incontournable pour comprendre l'évolution et les enjeux actuels de la didactique des langues.

Didactique et didactologie des langues

Claude Germain

Dans cet ouvrage, Claude Germain, expert québécois en didactique des langues, propose une synthèse personnelle et approfondie des évolutions récentes, actuelles et futures de la didactologie (théorique) et de la didactique (pratique). Partant du constat critique que « la didactique des langues piétine », il élabore des modèles épistémologiques et explore les problèmes majeurs auxquels font face chercheurs et enseignants.

Germain insiste sur la spécificité des langues, qui mobilisent des savoirs multiples, et propose une approche médiatrice de la didactique, entre théorie et pratiques de terrain. Il cherche des régularités dans l’enseignement des langues tout en reconnaissant la diversité des contextes. Il s’appuie sur des références majeures comme le CECRL, Galisson, Cicurel et Castellotti, tout en soulignant le rôle des enseignants dans la recherche, sans nier l’importance de la théorie.

L’ouvrage, dense mais bien structuré, constitue une ressource précieuse pour la formation en didactique des langues. Avec sa riche bibliographie, il est appelé à devenir un classique de la discipline.

La didactique des langues interrogées par les compétences

Jean-Jacques Richer

La didactique des langues est actuellement dans une période d'hésitation, tiraillée entre une reconduction d'une approche communicative toujours plus éclectique et l'émergence d'une nouvelle méthodologie : la Perspective actionnelle, encore très largement à l'état programmatique. Aussi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif de contribuer, de manière modeste, au déploiement de la Perspective actionnelle en convoquant les développements qu'a connus, depuis les années 80, la compétence dans le monde du travail.

La didactique des langues étrangères à la croisée des méthodes, Essai sur l'éclectisme

Christian Puren

Sous forme d'essai, Christian Puren porte sa réflexion sur une problématique nouvelle : l'éclectisme en didactique des langues étrangères ou secondes. Il part de la notion d'éclectisme selon V. Cousin pour appliquer ce concept à la didactique du FLE. Il rappelle les postulats de V. Cousin. Son objectif est de comprendre comment certains aspects de l'actualité didactique possèdent des caractéristiques identiques à un éclectisme défini. Une importante bibliographie complète ce document.

Enseigner la prononciation du français : questions et outils

Bertrand Lauret

Au-delà des outils et des moyens d'entraînement à la prononciation. L'ouvrage pose des questions sur l'engagement nécessaire tant de la part de l'enseignant que de l'apprenant pour mener au mieux un tel travail. Des exemples d'activités et d'exercices ainsi que des bases de données lexicales et morphologiques invitent les enseignants à réfléchir sur le processus d'acquisition d'une nouvelle prononciation, à aborder le domaine dans sa diversité et à se forger leurs propres outils.

La formation en questions

Robert Galisson, Christian Puren

Que faire des questions que l'on se pose dans sa pratique d'enseignant? Que veut dire former "en didactique des langues" ? Quel avenir envisager pour la didactique du français langue étrangère? Quelle(s) disciplines choisir pour l'éducation des langues cultures?

La formation en question débouche sur des reflexions, des pistes et des éléments de réponse à toutes ces questions d'intêret pour un enseigant de langue étrangère. Il aboutit notamment à l'élaboration d'un glossaire terminologique.

Cet ouvrage est conçu sous forme de questions réponses pour fournir des éléments de reflexions aux demandeurs en formation qu'ils pourront remodeler par la suite.

Objectifs Specifiques En Langues Etrangeres. Les Programmes En Question

Denis Lehmann

L'enseignement des langues étrangères aux publics dits spécifiques (en somme les publics scientifiques, techniques et professionnels) n'est pas une question très neuve. Mais c'est une question quelque peu empoisonnée, au point que l'on ne sait pas trop comment la nommer : certains emploient le terme de " langues de spécialité ", tandis que d'autres parlent de " langues pour non-spécialistes " (à comprendre comme " non-spécialistes des langues "). On a longtemps donné la priorité au contenu, en privilégiant les caractéristiques des discours spécialisés. Puis on a construit de vastes " systèmes " centrés sur la variété des besoins des apprenants, et cela a pu s'appeler le " français fonctionnel ". Aujourd'hui l'on tente d'explorer d'autres voies. D'une part, on prend conscience de l'importance des facteurs culturels dans la communication spécialisée : qu'il s'agisse des échanges de travail ou de l'expression de la pensée scientifique et technique. D'autre part, on met en examen les principes d'élaboration des programmes, et l'on se demande s'il est possible de placer les conditions de l'apprentissage lui-même au cœur de la problématique, plutôt que les seuls besoins langagiers ou les caractéristiques des discours visés.

La motivation pour l'apprentissage d'une langue seconde entre concept et dispositifs

Françoise Raby, Jean-Paul Narcy-Combes

Entre concept et dispositifs, ce numéro de la revue Lidil présente les recherches sur la motivation en langue dans leur diversités : diversité de contextes (mono, bi, plurilingues, endolingues/exolingues, scolaires ou universitaires, formations ouvertes ou à distance, etc.), et d’acteurs (enseignants, apprenants ou encore leurs interactions). Certaines contributions tentent de clarifier le concept même de motivation dans l’enseignement/apprentissage de la langue. Divers théories de la motivation en L2 y sont abordées, inspirées par des travaux menés en psychologie sociale cognitive et en psycho-linguistique (Dörnyei, 2001, 2009). Qu’il s’agisse des apprenants ou des enseignants, la majorité des articles explore l’impact des facteurs externes comme le renforcement, la tâche, le contrôle de l’action, les TICE sur la motivation interne des acteurs (de la formation en L2). Enfin, les articles proviennent de diverses parties du monde ce qui met en relief la dimension éminemment culturelle de la question de la motivation in L2.

Légendes pédagogiques: L'autodéfense intellectuelle en éducation

Normand Baillargeon

Dans cet essai, Normand Baillargeon, professeur en sciences de l'éducation, s'attaque aux « légendes pédagogiques » : des idées largement répandues dans le milieu éducatif mais dénuées de fondements scientifiques solides. S'inspirant du concept de « légendes urbaines », il démontre comment certaines croyances en éducation persistent sans preuve empirique, souvent en raison de leur attrait intuitif ou de leur popularité.

L'ouvrage est structuré en 14 chapitres, chacun déconstruisant un mythe spécifique, tels que « les styles d'apprentissage », « le cerveau gauche/droit » ou encore « l'efficacité des intelligences multiples ». Baillargeon y applique une méthode rigoureuse d'analyse critique, encourageant les enseignants et éducateurs à développer une posture d'autodéfense intellectuelle face aux discours séduisants mais infondés.

Avec un ton à la fois accessible, mordant et parfois sarcastique, l'auteur plaide pour une éducation fondée sur des preuves, incitant les professionnels de l'enseignement à questionner les pratiques établies et à adopter une approche plus réflexive et informée.

Ce livre s'inscrit dans la lignée du Petit cours d'autodéfense intellectuelle du même auteur, offrant des outils pour naviguer de manière critique dans le monde complexe de l'éducation.

Voies multiples de la didactique du français

Djaouida Hamdani Kadri et Lahcen Elghazi

Recueil d'entretiens avec trois didacticiens du français (Chartrand, Chiss, Germain), explorant les fondements épistémologiques et les pratiques de la discipline, et offrant une réflexion sur ses multiples approches.

La didactique du français

Jean-François Halté

Cet ouvrage constitue une synthèse fondatrice dans le domaine de la didactique du français langue maternelle. Il propose une réflexion approfondie sur les finalités, les objets et les méthodes de cette discipline, en s'appuyant sur les recherches de l'auteur et sur les évolutions du système éducatif français. L'ouvrage est structuré en six chapitres, abordant successivement les fondements théoriques, les objets d'enseignement, les pratiques pédagogiques et les perspectives de recherche. Définition de la didactique du français : Halté distingue la didactique de la pédagogie en soulignant que la première se concentre sur les contenus d'enseignement (savoirs) et leur transmission, tandis que la seconde concerne les méthodes et les moyens pédagogiques. Il insiste sur l'importance d'une approche intégrative qui articule les savoirs, les enseignants et les élèves dans une perspective systémique

Neurolinguistique

A Neurolinguistic Theory of Bilingualism

Michel Paradis

Ce volume est le résultat de 25 années de recherche sur les aspects neurolinguistiques du bilinguisme. Outre une revue de la littérature mondiale et un état des lieux, y compris une évaluation critique des études de neuro-imagerie bilingue, il propose un ensemble d'hypothèses sur la représentation, l'organisation et le traitement de deux ou plusieurs langues dans un seul cerveau. Il étudie l'impact des différents modes d'acquisition et d'utilisation de chaque langue sur le degré d'implication des mécanismes fonctionnels cérébraux de base. Les effets de la pathologie comme moyen de comprendre le fonctionnement normal des processus de communication verbale dans le cerveau bilingue et multilingue sont explorés et comparés aux données des études de neuro-imagerie. Outre les avantages évidents pour la recherche, les raisons cliniques et sociales de l'évaluation de l'aphasie bilingue à l'aide d'un instrument de mesure linguistiquement et culturellement équivalent dans chacune des langues du patient sont soulignées. La relation entre le langage et la pensée chez les bilingues est examinée à la lumière de preuves pathologiques. La théorie linguistique du bilinguisme proposée intègre un modèle neurofonctionnel (les composantes de la communication verbale et leurs relations : compétence linguistique implicite, connaissance métalinguistique, pragmatique et motivation) et un ensemble d'hypothèses sur le traitement du langage (modularité neurofonctionnelle, seuil d'activation, distinction langue/cognition et accès direct).

Declarative and Procedural Determinants of Second Languages

Michel Paradis

Cet ouvrage résume plus de quarante ans d’expérience de l’auteur en enseignement des langues secondes et en recherche sur le bilinguisme sous l’angle neurolinguistique. S’appuyant sur une théorie du bilinguisme développée en 2004, il met en lumière le rôle central de la mémoire déclarative et procédurale dans l’apprentissage, la représentation et le traitement d’une seconde langue. L’auteur analyse des notions clés telles que la conscience, la modularité, la fluidité ou encore la compétence implicite, en croisant données scientifiques (pathologie du langage, neuro-imagerie) et expérience de terrain. Il formule quatre propositions majeures : (1) la grammaire implicite reste inconsciente par nature ; (2) l’activité cérébrale accrue en L2 ne concerne pas cette compétence implicite ; (3) l’acquisition est fondamentalement implicite ; (4) il n’existe pas d’interface possible entre savoir métalinguistique et compétence implicite.

La neurolinguistique

Charles Bouton

Dans cet ouvrage, Charles Bouton explore les relations entre le langage et le cerveau, en s'appuyant sur les avancées de la neuropsychologie et de la linguistique. Il examine comment les structures cérébrales sous-tendent les différentes composantes du langage, telles que la phonétique, le lexique et la grammaire. Bouton met en lumière l'interdépendance entre les connaissances en physiologie cérébrale et le fonctionnement du langage, soulignant que les progrès dans l'un de ces domaines favorisent les avancées dans l'autre. Il aborde également les troubles du langage, notamment chez l'enfant, en distinguant les mécanismes de réception et de production de la parole, et en notant que ces troubles ne sont pas nécessairement liés à un déficit intellectuel. L'auteur discute de la distinction entre les capacités innées du langage, qui pourraient expliquer l'existence d'universaux grammaticaux, et les compétences acquises, résultant des circonstances d'apprentissage et se manifestant dans les structures spécifiques des langues. Il souligne que l'acquisition du langage joue un rôle crucial dans le développement des fonctions psychologiques supérieures, perceptives et motrices, structurant ainsi le comportement humain à un niveau élevé.

Les neurosciences cognitives dans la classe. Guide pour expérimenter et adpater ses pratiques pédagogiques

Jean-Luc Berthier, Grégoire Borst, Mickaël Desnos, Frédéric Guilleray

À l'heure où les neurosciences cognitives font une entrée massive dans le monde de l'éducation, certaines idées reçues sont encore trop répandues. Cet ouvrage s'appuie sur les dernières recherches et une méthodologie rigoureuse pour combattre ces « neuromythes » et mieux relier la théorie sur le fonctionnement du cerveau avec des pratiques pédagogiques très concrètes. Les auteurs, des experts issus du monde enseignant et des neurosciences, s'appuient sur de nombreuses expérimentations conduites en classes auprès de 7 000 élèves et 600 enseignants pour illustrer le fonctionnement cognitif de l'apprenant, et ainsi lutter plus efficacement contre les difficultés scolaires. Les axes fondamentaux de l'apprentissage sont traités : mémorisation, compréhension, attention et fonctions exécutives, implication active. Plus de 80 fiches opérationnelles regroupent : - les objectifs officiels sur les apprentissages ; - les éléments scientifiques qui fondent les pistes pédagogiques préconisées ; - les pistes pédagogiques associées à des conseils pour leur mise en oeuvre ; - la description d'outils numériques adaptés ; - des témoignages des acteurs du terrain. Très pratique, l'ouvrage place l'enseignant en position d'expérimentateur, seul ou en équipe, pour faire émerger des solutions pédagogiques réalisables en s'appuyant sur des données scientifiques et de très nombreux témoignages.

Implicit and Explicit knowledge in Second Language Learning, Testing and Teaching

Rod Ellis, Shawn Loewen, Catherine Elder, Rosemary Erlam, Jenefer Philp and Hayo Reinders

Le livre Implicit and Explicit Knowledge in Second Language Learning, Testing and Teaching, dirigé par Rod Ellis et coécrit avec Shawn Loewen, Catherine Elder, Rosemary Erlam, Jenefer Philp et Hayo Reinders, constitue une contribution majeure à la recherche en acquisition des langues secondes (ALS). Publié en 2009 chez Multilingual Matters, cet ouvrage explore de manière approfondie la distinction entre connaissance implicite et explicite dans l'apprentissage, l'évaluation et l'enseignement des langues secondes.

L'acquisition de plusieurs langues

Michèle Kail

Les Français semblent peiner plus que leurs voisins à parler plusieurs langues. Et chacun de chercher les raisons de cet état de fait. Mais que se passe-t-il dans le cerveau de ceux qui parlent au moins deux langues?? Y a-t-il une différence entre les bilingues précoces et les bilingues tardifs?? Y a-t-il toujours une langue dominante?? Peut-on définir un âge où l'acquisition d'une deuxième langue est facilitée?? Quels effets l'apprentissage de plusieurs langues a-t-il sur notre cerveau?? En proposant une synthèse des recherches consacrées aux mécanismes cognitifs, linguistiques et neurocognitifs à l'oeuvre chez toute personne qui s'exprime, avec plus ou moins de facilité, dans plusieurs langues, Michèle Kail nous invite à mieux comprendre les -ressorts de l'apprentissage des langues. Elle met également en lumière comment la pratique régulière d'au moins deux langues peut accroître la flexibilité cognitive.

Sciences cognitives

Cognitive bases of second language fluency neuroling

Norman Segalowitz

Explorant la fluidité à partir de multiples points de vue qui, ensemble, constituent la perspective des sciences cognitives, ce livre examine la recherche sur l'acquisition d'une langue seconde et le bilinguisme qui indique des voies prometteuses pour comprendre et promouvoir la fluidité dans une langue seconde. Cognitive Bases of Second Language Fluency couvre des sujets essentiels tels que les unités d'analyse pour mesurer la fluidité, la relation entre la fluidité en langue seconde et la fluidité cognitive générale, les facteurs sociaux et motivationnels de la fluidité, et les corrélats neuronaux de la fluidité. L'auteur fournit des résumés clairs et accessibles des travaux empiriques fondamentaux sur la production de la parole, l'automaticité, l'accès lexical et d'autres questions pertinentes pour la théorie de l'acquisition d'une seconde langue. Cognitive Bases of Second Language Fluency est une référence précieuse pour les spécialistes de l'enseignement de l'anglais langue seconde, de la psychologie cognitive et de l'enseignement des langues en général, et peut également servir de manuel idéal pour les cours avancés dans le domaine de la didactique des langues.

La Mémoire du Cerveau à l'école

Alain Lieury

Le livre La Mémoire : du cerveau à l'école d’Alain Lieury, publié en 1993 dans la collection « Dominos » chez Flammarion, propose une synthèse accessible des connaissances scientifiques sur la mémoire et leur application au domaine éducatif.

Les élèves et la mémoire

Daniel Gaonac'h

L'ouvrage Les élèves et la mémoire de Daniel Gaonac'h, professeur émérite de psychologie cognitive à l'Université de Poitiers, publié en 2022 aux Éditions Retz dans la collection « Mythes et réalités », propose une analyse critique des idées reçues sur la mémoire en contexte scolaire. En neuf chapitres, l'auteur déconstruit des croyances répandues, en s'appuyant sur des recherches en psychologie cognitive et en neurosciences.

Les Neurones de la lecture neuroling

Stanislas Dehaene

À travers les Neurones de la Lecture, Stanislas Dehaene, psychologue cognitif et neuroscientifique propose ses découvertes et théories sur la manière dont notre cerveau de primate apprend à lire.

L'inscription corporelle de l'esprit. Sciences cognitives et expérience humaine

Eleanor Rosch, Evan Thompson et Francisco Varela

Depuis son émergence en Occident, la science s'est construite en rupture avec l'expérience humaine, avec la façon dont nous percevons les choses. Cette «coupure épistémologique» est à l'origine du schisme entre la science et la philosophie. Or aujourd'hui, la science s'attaque à ce domaine qu'elle avait concédé à la philosophie : l'esprit humain - et c'est ce qu'on appelle les «sciences cognitives». Ce livre montre magistralement que par leurs avancées les plus récentes, dont ils dressent un bilan fort éclairant en lui-même, les sciences cognitives déconstruisent la conception classique du sujet humain que nous a léguée la philosophie. En fait, elles vont si loin dans ce sens qu'elles nous permettent de penser l'esprit en dehors de toute référence à la notion de sujet.

Cette «déconstruction» risque de nous désespérer si elle reste confinée au monde de la science, une science bien décidée à envahir tout le domaine qu'elle avait laissé à la philosophie.

Il ne faut donc laisser ni à la science ni à la philosophie le monopole de cette déconstruction de l'image classique et rassurante du sujet humain : il faut éduquer notre expérience à la faire pour notre propre compte. Ce livre, entre autres mérites, propose une méthode pour y parvenir.

C'est, selon les auteurs, la tradition bouddhique de la «voie moyenne» qui peut nous permettre, existentiellement, de nous voir comme des êtres pensants sans sujet et de faire nôtre, «sans angoisse», une éthique du «sans fond».

Comprendre le cerveau : naissance d'une science de l'apprentissage

CERI

Cet ouvrage est une lecture essentielle pour tous ceux que la question de l’éducation intéresse, qu’il s’agisse de parents, d’enseignants, d’apprenants ou de responsables politiques. Ce livre pourra confirmer et éclairer ce qu’ils savent déjà d’expérience, mais il ménage également des surprises. L’un des objectifs de Comprendre le cerveau est d’encourager le dialogue entre les éducateurs et les chercheurs en neurosciences. Il s’agit de voir ce que chacun peut apporter à l’étude du processus d’apprentissage. Un effort international et transdisciplinaire contribuera de manière décisive au traitement des problèmes récurrents dans le domaine de l’éducation.

La mémoire humaine théorie et pratique

Alan Baddeley

Pensée et langage

Lev Vygotski

Paru en 1934, Pensée et langage, dernier livre de Vygotski, offre une vue panoramique sur son œuvre fulgurante. Inaccessible durant cinquante ans au lecteur français, il lui a été révélé en 1985 par la présente traduction -intégrale- de Françoise Sève. Lev S. Vygotski (1896-1934) est le fondateur de la psychologie soviétique. Sa conception historico-culturelle du psychisme humain, inspirée de Marx et nourrie d'une très vaste culture, fut mise sous le boisseau pendant toute la période stalinienne. Traduit aujourd'hui dans le monde entier, Vygotski est devenu une référence majeure en pédagogie, ainsi que pour celles et ceux qui, par-delà les réductionnismes de tout bord, cherchent à penser les activités humaines et à favoriser leur épanouissement à travers l'incessante dialectique de l'objectivité sociale et du sens subjectif.

The study of second language acquisition Neuroling

Rod Ellis

Ce livre constitue une étude encyclopédique de la recherche sur l’acquisition des langues secondes telle qu’elle s’est développée au cours des quarante dernières années. Il comprend des sections sur la langue des apprenants, le rôle de l’environnement linguistique et du contexte social, les mécanismes internes, les différences individuelles entre les apprenants, ainsi que le rôle de l’enseignement. Il offre une présentation équilibrée en représentant une variété de perspectives, notamment cognitives, linguistiques, socioculturelles et neurolinguistiques.

Ce qui nous fait penser, La nature et la règle

Jean-Pierre Changeux, Paul Ricoeur

Confronter un scientifique et un philosophe sur les neurosciences, leurs résultats, leurs projets, leur capacité à soutenir un débat sur la morale, sur les normes, sur la paix, tel est l'objet de ce livre. Le débat d'idées est trop rare en France. Affirmations péremptoires, critiques unilatérales, discussions incompréhensibles, dérisions faciles ne cessent d'encombrer le terrain, sans souci pour des arguments qui, avant d'être convaincants, aspirent à être tenus pour plausibles, c'est-à -dire dignes d'être plaidés. Vivre un dialogue totalement libre et ouvert entre un scientifique et un philosophe constitue une expérience exceptionnelle pour l'un comme pour l'autre. Paul Ricoeur est professeur honoraire à l'université Paris-X et professeur émérite à l'université de Chicago. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, notamment La Métaphore vive, Temps et Récit, Soi-même comme un autre. Jean-Pierre Changeux est professeur au Collège de France et à l'Institut Pasteur, membre de l'Académie des sciences. Il est notamment l'auteur de L'Homme neuronal, Matière à pensée (avec Alain Connes) et Raison et Plaisir.

Le parfum du rouge et la couleur du Z. Le cerveau en 20 histoires vraies Neuroling

Laurent Cohen

Le nouveau livre de Laurent Cohen, neurologue reconnu, propose vingt récits étonnants de patients aux troubles neurologiques parfois déroutants : un homme persuadé que sa femme est remplacée par un sosie, un autre qui ne peut plus lire sans avoir perdu la capacité d’écrire, ou encore une femme voyant des visions médiévales dans les rues de Paris. Ces cas réels, à la fois troublants et fascinants, sont autant d’énigmes pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain.

À travers ces histoires, Cohen explore des questions fondamentales : fiabilité de la mémoire, perception, contrôle des gestes, rapport à la réalité. S’appuyant sur les avancées en neurologie et en imagerie cérébrale, il éclaire avec clarté, humour et pédagogie les mécanismes complexes de l’esprit.

Ce livre s’adresse à tous ceux qui s’interrogent sur ce que signifie être humain et comment notre cerveau façonne notre expérience du monde. Une lecture accessible et stimulante.

Your Memory: A User's Guide

Alan Baddeley

Guide accessible sur le fonctionnement de la mémoire humaine, basé sur des recherches en psychologie cognitive. Baddeley y explique les différents types de mémoire (court terme, long terme, de travail), leurs mécanismes, et propose des stratégies pratiques pour mieux mémoriser.

Pourquoi les enfants n'aiment pas lire didac

Daniel T. Willingham

Basé sur les sciences cognitives, ce livre explique que les enfants n’aiment pas lire non par paresse, mais parce que penser demande un effort. Willingham montre comment créer un environnement d’apprentissage qui facilite la compréhension, motive la curiosité et rend la lecture plus accessible.

Second Language Acquisition Neuroling

Rod Ellis

Introduction claire aux théories et recherches sur l’acquisition d’une langue seconde. Ellis présente les facteurs qui influencent l’apprentissage (âge, input, motivation, instruction) et distingue entre acquisition implicite et apprentissage explicite.

L'homme thermomètre, le cerveau en pièces détachées

Laurent Cohen

Laurent Cohen, neuropsychologue, est professeur à l’Hôpital de la Salpêtrière-Paris-VI. Ce livre est de la même veine que L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau. Au lieu de faire un exposé dogmatique de la neurologie et des pathologies redoutables qu’elle explore, Laurent Cohen expose le cas d’un homme qui désignait tout ce qu’on lui présentait — peigne, boîte d’allumettes, ciseaux, cuiller, etc. — pour un thermomètre, et il explique ce qu’il faut de neuropsychologie pour que le lecteur fasse le diagnostic avec lui. Le choix du cas est particulièrement heureux. Ce n’est pas un cas simple qui illustrerait l’une de nos capacités cognitives, c’est au contraire un cas qui met en jeu deux fonctions, le langage et la vision. Ce sont en même temps celles qui ont été les mieux étudiées par les cognitivistes. On a non seulement l’explication de chacune de ces fonctions mais aussi de leur couplage dans la lecture, ce qui donne une idée précise du mode de fonctionnement général du cerveau. Laurent Cohen réussit parfaitement à passionner le lecteur pour. la neuropsychologie afin de comprendre ce cas, et à soutenir l’intérêt du lecteur pour ce cas humainement émouvant afin de comprendre le fonctionnement du cerveau en général.

Pour un enseignement stratégique, L'apport de la psychologie cognitive

Jacques Tardif

Qu'est-ce que l'enseignement ? L'enseignement, c'est la science de la construction du savoir. Dans la pratique de cette science, l'enseignant est sans cesse confronté à la difficulté de choisir les activités, les démarches, les situations qui amèneront l'élève à apprendre et à réutiliser les connaissances acquises. - De quelle manière se construit le savoir chez l'élève ? Comment l'enseignant peut-il provoquer et assister cette construction ? - Comment les connaissances sont-elles représentées dans la mémoire ? Comment l'enseignant peut-il augmenter les probabilités d'apprentissage et de transfert chez l'élève ? - Quelles sont les composantes de la motivation scolaire ? Comment, d'une façon éthique, peut-on responsabiliser l'élève dans ses réussites, ses difficultés et ses échecs ? - Comment l'enseignant peut-il devenir " stratégique " dans la construction du savoir par l'élève ? Quels rôles doit-il alors assumer ? Pour un enseignement stratégique répond à ces questions. Cet ouvrage essentiel situe l'apport de la psychologie cognitive dans le processus de l'enseignement. Au moment où l'enseignant voit son rôle réévalué par tous, la qualité de l'enseignement devient un sujet de préoccupation majeur. Pour un enseignement stratégique analyse et question l'éducation moderne et apporte des solutions ancrées dans la réalité.

L'apprentissage des langues

Stéphanie Roussel, Daniel Gaonac'h

Avec ce titre de la collection "Mythes et réalités", interrogez les idées reçues sur l'apprentissage des langues, prenez le temps de la réflexion et découvrez ce qui fonctionne vraiment !

Ces croyances et affirmations sont-elles fondées sur les résultats des recherches ?

Que nous disent les travaux scientifiques en didactique des langues, en psycholinguistique, en psychologie cognitive, en sciences de l'éducation, en neurosciences ?

Dans cet ouvrage, chaque chapitre traite d'une croyance, d'une attente sociale ou d'un mythe autour de l'apprentissage des langues étrangères.

Chacun des 9 chapitres :

présente le mythe, son origine, son argumentaire ;

dresse un bilan des travaux scientifiques qui permettent de le discuter et d'en évaluer la pertinence ;

décrit plusieurs études et expérimentations qui illustrent la réalité de l'apprentissage d'une langue étrangère en lien avec le mythe ;

présente une conclusion qui propose des réponses aux questions que pose le mythe.

Emotions Revealed: Recognizing Faces and Feelings to Improve Communication and Emotional Life

Paul Ekman

Le célèbre psychologue Paul Ekman explique les origines de nos émotions — la colère, la peur, le dégoût, la tristesse et la joie — et montre comment elles se manifestent sur notre visage, envoyant des signaux clairs à ceux qui savent en déchiffrer les indices. Comme présenté dans le bestseller Blink de Malcolm Gladwell, le Facial Action Coding System (Système de codage des actions faciales) d'Ekman propose un entraînement intensif pour reconnaître les émotions chez les conjoints, les enfants, les collègues, voire les inconnus croisés dans la rue.

Dans Emotions Revealed, Ekman condense des décennies de recherches en un guide pratique, éclairant et profondément transformateur pour apprendre à lire les émotions des personnes qui nous entourent. Il répond à des questions telles que :

Comment notre corps signale-t-il aux autres si nous sommes légèrement tristes ou profondément angoissés, irrités ou furieux ?

Peut-on apprendre à distinguer un sourire de convenance d’un sourire véritable ?

Pouvons-nous vraiment contrôler nos émotions ?

Riche en exercices uniques et en photographies, et incluant un nouveau chapitre sur les émotions et le mensonge, qui aborde des sujets comme la sécurité, le terrorisme et les décisions prises à l’intuition, Emotions Revealed est une ressource indispensable pour naviguer dans notre monde émotionnel.

L'erreur de Descartes

Antonio R. Damasio

Être rationnel, ce n'est pas se couper de ses émotions. Le cerveau qui pense, qui calcule, qui décide n'est pas autre chose que celui qui rit, qui pleure, qui aime, qui éprouve du plaisir et du déplaisir. Le coeur a ses raisons que la raison... est loin d'ignorer. Contre le vieux dualisme cartésien et contre tous ceux qui voudraient réduire le fonctionnement de l'esprit humain à de froids calculs dignes d'un super ordinateur, c'est en tout cas ce que révèlent les acquis récents de la neurologie : l'absence d'émotions et de sentiments empêche d'être vraiment rationnel. Antonio R. Damasio est professeur de psychologie, de neurosciences et de neurologie. Il est directeur de l'Institut pour l'étude neurologique de l'émotion, de la décision et de la créativité, à l'Université de Californie du Sud. Il est également l'auteur de Spinoza avait raison et du Sentiment même de soi.

Spinoza avait raison. Joie et tristesse, le cerveau des émotions

Antonio R. Damasio

À l’heure où la neurologie et la psychologie cognitive progressent, un dialogue s’instaure entre scientifiques et philosophes, comme en témoignent les échanges entre Jean-Pierre Changeux et Paul Ricœur ou entre Jean-Didier Vincent et Luc Ferry. Le neurologue Antonio Damasio, lui, préfère s’adresser aux penseurs classiques et propose, après L’Erreur de Descartes, un nouvel essai intitulé Spinoza avait raison. Bien que ce livre ne constitue ni une lecture rigoureuse de la pensée de Spinoza ni un traité de neurologie, il invite à une exploration personnelle et poétique. Ce n’est donc pas tant pour la précision philosophique ou scientifique qu’on le lit, mais pour suivre les méditations d’un chercheur fasciné par Spinoza et par ce que la science n’explique pas encore tout à fait : la profondeur de la pensée humaine et la puissance des émotions.

Pédagogies et neurosciences. Du dialogue impossible à la complémentarité

Philippe Meirieu, Grégoire Borst, Arnaud Cachia, Jean-Pierre Pourtois

Les pédagogues et les neuroscientifiques se méfient parfois les uns des autres. Ont-ils raison de le faire ? Serait-il imaginable qu'ils s'additionnent ? Le cas échéant, comment pourraient-ils le faire au bénéfice des apprenants et de leurs apprentissages ? Réunir Philippe Meirieu et Grégoire Borst, ce n'est pas parier sur un affrontement au cours duquel l'un ou l'autre chercherait le K-O debout de son adversaire ; c'est au contraire alimenter l'ambition de questionner les possibles pour peut-être tendre enfin, avec toute la prudence et toute l'humilité qui s'imposent, vers une école dont l'adjectif « égalitaire » se confirmerait dans les faits. Cela étant posé, quelles sont réellement les disciplines en présence ? La réponse paraît simple : les pédagogies et les neurosciences. Certes mais : - Que sont les pédagogies et les neurosciences ? - Comment s'envisagent-elles respectivement ? - Que peuvent-elles bien redouter l'une de l'autre ? - Ont-elles raison de nourrir ces craintes, sont-elles fondées ? - Bien plus fondamentalement, comment peuvent-elles s'additionner ? - Bref, n'existe-t-il, dans leurs relations que des oppositions et des prises de position radicales ou peuvent-elles se rencontrer au service d'une école égalitaire dans les faits et non plus dans un qualificatif auquel il est parfois difficile de croire encore ? Deux professeurs-chercheurs ont relevé le gant de ce défi qui emprunte la forme d'une disputation au semble le plus noble du terme.

Évaluation

Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer

Conseil de l'Europe

Le Cadre européen commun de référence offre une base commune pour l’élaboration de programmes de langues vivantes, de référentiels, d’examens, de manuels, etc. en Europe. Il décrit aussi complètement que possible ce que les apprenants d’une langue doivent apprendre afin de l’utiliser dans le but de communiquer ; il énumère également les connaissances et les habiletés qu’ils doivent acquérir afin d’avoir un comportement langagier efficace. La description englobe aussi le contexte culturel qui soutient la langue. Enfin, le Cadre de référence définit les niveaux de compétence qui permettent de mesurer le progrès de l’apprenant à chaque étape de l’apprentissage et à tout moment de la vie.

Le Cadre européen commun de référence est conçu pour que soient surmontées les difficultés de communication rencontrées par les professionnels des langues vivantes et qui proviennent de la différence entre les systèmes éducatifs. Le Cadre donne des outils aux administratifs, aux concepteurs de programmes, aux enseignants, à leurs formateurs, aux jurys d’examens, etc., pour réfléchir à leur pratique habituelle afin de situer et de coordonner leurs efforts et de garantir qu’ils répondent aux besoins réels des apprenants dont ils ont la charge.

En fournissant une base commune à des descriptions explicites d’objectifs, de contenus et de méthodes, le Cadre de référence améliorera la transparence des cours, des programmes et des qualifications, favorisant ainsi la coopération internationale dans le domaine des langues vivantes. Donner des critères objectifs pour la compétence langagière facilitera la reconnaissance mutuelle des qualifications obtenues dans des contextes d’apprentissage divers et, en conséquence, ira dans le sens de la mobilité en Europe.

Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer: Volume complémentaire

Conseil de l'Europe

Le volume complémentaire du CECR élargit le champ de l'éducation langagière. Il reflèts les développements académiques et sociétaux survenus depuis la publication du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)et met à jour la version de 2001. Cette publication doit beaucoup aux contributions de l'ensemble des professionnels impliqués dans l'enseignement des langues, à travers l'Europe et au-delà. Ce volume contient : une explicitation des aspects essentiels du CECR pour l'enseignement et l'apprentissage ; un ensemble complet et actualisé des descripteurs du CECR, qui remplace celui de 2001 par : des descripteurs respectant l'approche inclusive et la neutralité de genre ; des détails supplémentaires relatifs à l'écoute et a la lecture ; un nouveau niveau, le niveau pré-A1, ainsi qu'une description enrichie des niveaux A1 et C ; une échelle de remplacement pour la compétence phonologique ; de nouvelles échelles pour la médiation, l'interaction en ligne et la compétence plurilingue/pluriculturelle ; de nouvelles échelles pour la compétence en langue des signes ; un bref apport sur les processus de développement, de validation et de consultation, qui ont duré quatre ans.

Le volume complémentaire du CECR représente une nouvelle étape dans un processus d'engagement dans l'éducation aux langues, qui est mené par le Conseil de l'Europe depuis 1964 et qui vise à : promouvoir et soutenir l'apprentissage et l'enseignement des langues vivantes ; renforcer le dialogue interculturel, et donc la compréhension mutuelle, la cohésion sociale et la démocratie ; protéger la diversité linguistique et culturelle en Europe ; et promouvoir le droit à une éducation de qualité pour tous.

Niveau A1.1 pour le français, un référentiel

Jean-Claude Beacco, Christine Tagliante, Gilbert Lhote, Mariela Ferrari

Ce livre présente un référentiel précis des compétences langagières attendues d’un apprenant de français langue étrangère, en s’appuyant sur les différents niveaux de maîtrise du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Il décrit les contenus du plus petit niveau de compétence identifiable selon l'échelle du Conseil de l'Europe, le niveau A1.1.

L’ouvrage est particulièrement utile dans le cadre de l’intégration linguistique des migrants, répondant aux exigences d’une politique d’accueil renforcée par le Diplôme initial de langue française (DILF). Ce dernier vise à encourager les premiers acquis en langue française, notamment pour les publics peu ou non scolarisés. Le livre souligne l’importance d’un apprentissage progressif, en commençant par des compétences de base avec le niveau A1.1, considéré comme une première étape vers une plus grande maîtrise de la langue. Il rappelle également la nécessité de maintenir la motivation des apprenants en créant des parcours de formation adaptés à leurs besoins, contribuant ainsi à leur intégration professionnelle et sociale.

Niveau A1 pour le français, un référentiel

Jean-Claude Beacco,` Rémy Porquier

Ce Niveau A1 pour le français décrit les compétences langagières attendues d’un apprenant de français langue étrangère ou seconde, au premier niveau d’apprentissage et de pratique de la langue. Il s’inscrit dans le Cadre européen commun de référence pour les langues, auquel il se réfère de façon précise et circonstanciée, et présente les éléments de contenu proposés pour un apprentissage du français, langue étrangère ou seconde, au niveau A1, dit Niveau d’utilisateur élémentaire (A), niveau introductif ou de découverte (A1). Ce Niveau A1 et ses contenus concernent donc un apprentissage initial de la langue, et proposent les assises pour sa poursuite à des niveaux ultérieurs.

Les contenus correspondant au niveau A1 sont présentés sous la forme matérielle et concrète d’inventaires langagiers (fonctions, notions générales, notions spécifiques, grammaire) correspondant au CECRL. Ces contenus, sur une base commune de référence définie par le CECRL, sont ainsi harmonisés avec ceux élaborés pour d’autres langues, de façon à pouvoir définir et évaluer de façon uniformisée les compétences en langue étrangère dans des langues diverses, et donc les compétences communicatives bilingues et plurilingues.

Niveau A2 pour le français, un référentiel

Jean-Claude Beacco, Rémy Porquier

Ce référentiel du Niveau A2 pour le français décrit les compétences langagières d’un apprenant de français langue étrangère ou seconde, selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Le niveau A2 correspond à un utilisateur élémentaire capable de “se débrouiller” dans la plupart des situations courantes. Ce document propose une analyse précise des inventaires langagiers pour l’enseignement du français, en identifiant les formes de langue adaptées à ce niveau, avec une attention particulière aux erreurs récurrentes et aux écarts maîtrisables.

À travers des exemples concrets et des descriptions didactiques, ce référentiel offre un soutien essentiel aux enseignants, formateurs et concepteurs de programmes. En s’appuyant sur des critères pédagogiques partagés et des découpages thématiques, il permet de structurer un apprentissage progressif et ciblé, dans un cadre évolutif et accessible à tous les publics.

Niveau B1 pour le français, un référentiel

Emmanuelle Houles, Béatrice Blin, Jean-Claude Beacco, Sylvie Lepage, Patrick Riba

Le Niveau B1 pour le français décrit les compétences attendues d’un apprenant de français langue étrangère ou seconde, en s’appuyant sur le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Ce niveau, qualifié d’utilisateur indépendant, permet à l’apprenant de se débrouiller dans la plupart des situations rencontrées lors de voyages dans un environnement francophone. Le livre propose des inventaires détaillés des compétences langagières nécessaires, en tenant compte des erreurs récurrentes et des progrès à réaliser. Ce référentiel comble l’espace entre les niveaux A2 et B2, assurant une transition cohérente pour l’apprentissage du français.

Ce document s’adresse aux enseignants, concepteurs de programmes, et formateurs en langues. Il s’appuie sur des recherches approfondies et l’expertise de didacticiens et linguistes pour structurer un parcours d’apprentissage efficace, adapté à divers publics. Des inventaires concrets de notions, de grammaire, et de lexique sont présentés pour guider la progression des apprenants dans leur maîtrise du français, avec une attention particulière aux besoins des utilisateurs évoluant dans un contexte multilingue.

Niveau B2 pour le français, un référentiel

Simon Bouquet, Jean-Claude Beacco, Rémy Porquier

Le Niveau B2 pour le français, un Référentiel s’inscrit dans la série des ouvrages élaborés à partir du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Ce niveau B2 correspond à celui d’un utilisateur indépendant avancé, capable de comprendre et de produire des discours complexes et de s’exprimer avec fluidité et spontanéité. Destiné aux enseignants, formateurs, concepteurs d’examens et de programmes de langue, cet ouvrage fournit des descriptions détaillées des compétences linguistiques attendues à ce niveau, tant à l’oral qu’à l’écrit.

Le référentiel présente des inventaires de contenus langagiers, organisés en termes de fonctions communicatives, de grammaire, de vocabulaire et de notions discursives. Il propose des outils concrets pour développer une pédagogie adaptée, permettant aux apprenants de consolider leur maîtrise du français dans des contextes variés, académiques, professionnels ou sociaux. En s’appuyant sur des données linguistiques et pédagogiques récentes, ce guide vise à accompagner efficacement les apprenants dans leur progression vers une autonomie langagière accrue, et à les préparer à des usages sophistiqués de la langue française.

Éléments pour un référentiel des Niveaux C1 et C2 pour le français

Patrick Riba

Les éléments pour un référentiel des Niveaux C1 et C2 pour le français, utilisateur expérimenté, proposent une méthodologie d’étude pour décrire les compétences langagières d’un apprenant de français langue étrangères ou seconde à ces niveaux de référence du Cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l’Europe.

Ils s’inscrivent dans la dynamique du projet de Description des Niveaux de Référence du Cadre conduit depuis 2003 par le Conseil de l’Europe, et font suite aux travaux déjà réalisés pour la langue française sur les quatre premiers niveaux d’une échelle qui en compte six (A1, A2, B1 et B2).

Les niveaux C1 et C2 sont les deux derniers niveaux de cette échelle dont le présent ouvrage décrit les éléments constitutifs en termes linguistiques (notions générales et spécifiques, syntaxe et morphosyntaxe, orthographe) et pragmatiques (fonctions et genres discursifs), mais aussi inter/trans culturelles.

À la différence des ouvrages précédents, et pour tenir compte des spécificités de niveaux avancés dont les inventaires peuvent être par nature infinis, cet ouvrage a été conçu comme un outil didactique permettant à ses usagers de trouver les réponses qu’ils peuvent se poser qu’ils soient enseignants, concepteurs de matériaux d’enseignement et/ou responsables d’examens et certifications, responsables éducatifs, décideurs politiques, enseignants chercheurs ou étudiants.

CECR : Par ici la sortie!

Bruno Mauer Christian Puren

Le livre CECR : Par ici la sortie ! (2019), coécrit par Bruno Maurer et Christian Puren, constitue une critique approfondie du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) et de son Volume complémentaire de 2018. Les auteurs y dénoncent les dérives normatives et commerciales du CECR, tout en proposant des alternatives méthodologiques centrées sur une approche plurilingue et intégrée de l'enseignement des langues.

Recherches et applications. Evaluer en didactique des langues/cultures : continuités, tensions, ruptures

Ouvrage collectif

La revue de référence de la recherche universitaire francophone en didactique.

Recherches et applications, supplément semestriel à la revue Le français dans le monde, propose deux cent pages de réflexions théoriques et pratiques sur un thème de didactique du FLE.

Plurilinguisme

Comprendre et accompagner l'enfance bilingue

Franck Scola

Le livre de Franck Scola, destiné aux enseignants, professionnels de santé et de la petite enfance, offre une analyse approfondie de l’éducation bilingue précoce. Fondé sur environ 200 études, une expérience clinique riche et des enquêtes personnelles, l’ouvrage examine les conditions favorables à l’épanouissement linguistique et identitaire des enfants bilingues. Scola déconstruit les idées reçues, notamment sur l'automaticité de l’immersion précoce, et aborde les enjeux affectifs, cognitifs et sociaux du bilinguisme. Il traite également des méthodes d’apprentissage, des signes de troubles langagiers, et de l’importance d’un accompagnement parental structuré. Enfin, il plaide pour une meilleure formation des professionnels concernés.

L'enfant bilingue. Parler deux langues : une chance pour votre enfant

Elizabeth Deshays

Quand on est anglaise, mariée à un français et que l'on vit en France, le problème surgit dès la naissance du premier enfant. Faut-il en faire ou non un parfait bilingue ? C'est ce qu'a personnellement vécu l'auteur de ce livre. Comment y parvenir ? Existe-t-il des recettes infaillibles ? Quels sont les risques pour l'enfant ? Confrontée à toutes ces questions, Elizabeth Deshays a décidé d'affronter les idées reçues - souvent tenaces et contestables - et de mener sa propre enquête, sérieuse et objective. Elle nous livre ici le fruit de cette expérience élargie aux différentes situations possibles : enfants issus de mariages mixtes où l'un des parents est étranger ; enfants - dont le père et la mère parlent deux langues différentes et vivent dans un pays étranger-, qui devront impérativement pratiquer une troisième langue, etc. A travers tous ces cas de figure, l'auteur éclaire ainsi d'un jour nouveau le cas de l'enfant bilingue dans une société monolingue. Ce livre concret intéresse bien des parents, et sa conclusion est des plus rassurantes : pour un enfant, aujourd'hui, il y a infiniment plus d'avantages à parler deux langues qu'une seule !

Advances in the Neurolinguistics of Bilingualism

Michel Paradis

Le livre Advances in the Neurolinguistics of Bilingualism présente les dernières avancées dans l'étude du bilinguisme du point de vue de la neurolinguistique. Il explore comment le cerveau traite et organise plusieurs langues, en s'appuyant sur des recherches en neuroimagerie, en neuropsychologie et en linguistique. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage examinent les effets du bilinguisme sur la structure cérébrale, la mémoire, le contrôle exécutif et la récupération du langage après une lésion cérébrale. L'ouvrage met en lumière l'importance de facteurs tels que l'âge d'acquisition, la fréquence d'utilisation des langues et le contexte d'apprentissage dans la représentation cérébrale des langues. Il constitue une ressource précieuse pour les chercheurs, les cliniciens et les étudiants intéressés par les interactions entre le langage et le cerveau dans un contexte multilingue.

Negociating Identities : Education for Empowerment in a Diverse Society

Jim Cummins

Destiné à « autonomiser » les enseignants et les élèves dans une société culturellement diversifiée, ce livre suggère que les écoles doivent respecter la langue et la culture des élèves, encourager la participation communautaire, promouvoir une littératie critique et mettre en place des formes d’évaluation adaptées afin d’inverser les tendances à l’échec scolaire chez les élèves issus de différentes cultures. L’ouvrage montre que les élèves en situation d’échec scolaire proviennent majoritairement de communautés dont les langues, cultures et identités ont été déformées et dévalorisées dans la société en général, et que les écoles ont contribué à renforcer ce schéma de marginalisation.

L'enfant aux deux langues

Claude Hagège

Quel est l'âge auquel il convient d'introduire l'enseignement d'une deuxième langue ? Quelles sont les facultés intellectuelles dont le bilinguisme facilite le développement ? Quelle est l'efficacité comparée de l'apprentissage des langues au début de la vie et durant la période adulte ? Dans quels cas oublie-t-on une de ses deux langues, notamment sa langue maternelle ? Les Français sont persuadés qu'ils sont peu doués pour les langues, alors que n'importe qui peut devenir parfaitement bilingue pourvu que l'on consente à créer pour cela les conditions favorables.

Life with two languages, An introduction to bilingualism

François Grosjean

Life with Two Languages de François Grosjean explore en profondeur l’expérience bilingue, présente chez près de la moitié de la population mondiale. L’auteur, lui-même bilingue, examine le bilinguisme sous ses aspects sociaux, politiques, psychologiques et neurologiques. Il traite notamment des politiques linguistiques, du choix de langue entre bilingues, du code-switching, et de l’acquisition précoce du bilinguisme chez l’enfant. Le livre met l’accent sur la personne bilingue à travers de nombreux témoignages, offrant une perspective humaine et accessible à la fois aux spécialistes et au grand public.

Language, power and pedagogy. Bilingual children in the crossfire

Jim Cummins

La mobilité mondiale croissante transforme les écoles, notamment en milieu urbain, en espaces multilingues et multiculturels, rendant les élèves monolingues minoritaires et posant de grands défis aux enseignants et aux décideurs. Ce contexte soulève des questions clés sur les compétences nécessaires aux enseignants, le temps requis pour apprendre la langue scolaire, la distinction entre langue courante et langage académique, les ajustements à opérer dans les programmes, l’évaluation équitable des élèves allophones, la place de leur langue maternelle et l'efficacité des programmes bilingues selon les milieux sociaux. Au-delà de l’apprentissage linguistique, ces enjeux mettent en lumière l’influence des rapports de pouvoir sur les interactions en classe, soulignant que toute pédagogie efficace doit aussi contribuer à remettre en question les inégalités structurelles présentes dans l’école et dans la société.

Interculturel

Dépasser les antagonismes interculturels, un défi vital pour le monde

Pierre Alain Lemaître

Ce livre récapitule les bouleversements que le monde connaît, depuis une trentaine d'années, qui mettent en péril la survie de l'humanité : innovations scientifiques et technologiques non maîtrisées, du nucléaire à l'informatique, croissance démographique rapide et épuisement des ressources naturelles, mondialisations et déplacements des pôles géopolitiques, dégradations de l'environnement nécessaire à la vie et épidémies transcontinentales fatales à des millions d'hommes, financiarisation mal contrôlée de l'économie.

The Culture Map

Erin Meyer

manières de communiquer, de collaborer et de décider en contexte international. L’ouvrage repose sur huit dimensions structurantes (comme la communication explicite ou implicite, le rapport à la hiérarchie, ou encore la gestion du temps), chacune placée sur un continuum culturel. Meyer, professeure à INSEAD, illustre ses propos à l’aide d’exemples concrets issus du monde du travail, rendant l’ouvrage à la fois accessible, rigoureux et immédiatement utile pour quiconque évolue dans des environnements pluriculturels — enseignants, formateurs, cadres, médiateurs interculturels.

À La Ferme Linguistique, The Culture Map éclaire notre pédagogie de l’intercompréhension et alimente la réflexion sur les postures d’enseignants et d’apprenants issus de systèmes éducatifs variés. Les échelles proposées par Meyer permettent de mieux anticiper les malentendus interculturels dans la classe de langue, tout en invitant à ajuster nos comportements non pas sur des stéréotypes, mais sur une conscience fine des cadres culturels en présence. L’ouvrage est particulièrement utile dans les formations de formateurs, pour accompagner la prise de recul sur sa propre culture professionnelle et langagière.

Le choc des civilisations

Samuel P. Huntington

Dans Le Choc des civilisations, publié en 1996, Samuel P. Huntington défend une thèse provocante et influente : après la fin de la guerre froide, les conflits majeurs à l’échelle mondiale ne seront plus principalement idéologiques ou économiques, mais culturels. Il divise le monde en grandes « civilisations » (occidentale, islamique, confucéenne, hindoue, orthodoxe, etc.) et montre que les identités culturelles et religieuses deviennent les lignes de fracture déterminantes du XXIe siècle. Son analyse, nourrie de données géopolitiques et historiques, a suscité de vifs débats, tant elle rompt avec la vision optimiste d’un monde convergeant vers des valeurs universelles.

À La Ferme Linguistique, cette lecture invite à une réflexion critique sur les notions d’identité, de frontière culturelle et de dialogue intercivilisationnel. L’approche essentialisante de Huntington peut être mise en débat dans les formations portant sur les imaginaires culturels ou la construction sociale de l’altérité. Ce livre ne fournit pas un modèle d’action pédagogique, mais il aide à comprendre certains ressorts contemporains de la peur de l’autre, du repli communautaire ou du choc symbolique entre modèles éducatifs. À ce titre, connaître cet ouvrage qui a inspiré la pensée de nombre de nos chefs d'États depuis trente ans pourra être jugé utile pour qui souhaite penser les enjeux géopolitiques et anthropologiques qui traversent l’enseignement des langues aujourd’hui.

Plurilinguisme et pluriculturalisme - Techniques et pratiques de classe

Cynthia Eid, Judith Patouma

Publié le 25 octobre 2023, l'ouvrage de Cynthia Eid et Judith Patouma (éd. CLÉ International) est un outil de référence pour les enseignants et futurs enseignants de FLE/FLS. Inscrit dans la collection "Techniques et pratiques de classe", il propose une réflexion profonde sur le plurilinguisme et le pluriculturalisme envisagés non comme simples ensembles de compétences à maîtriser, mais comme manières d’habiter le monde. Parler plusieurs langues, traverser des cultures, c’est aussi apprendre à suspendre son propre cadre de pensée pour accueillir d’autres manières de voir, de dire et d’exister. Le livre invite à concevoir la classe de langue comme un espace d’apprentissage réciproque, où l’on apprend avec les langues et par la pluralité des voix.

À La Ferme Linguistique, cet ouvrage résonne avec notre démarche d’éducation relationnelle et de construction d’une littératie interculturelle incarnée. Les douze fiches pédagogiques proposées, ainsi que les témoignages de terrain, permettent de traduire en gestes didactiques une vision du plurilinguisme comme expérience vécue plutôt que comme capital symbolique. En explorant les liens entre langues, cultures et identités, l’ouvrage encourage une posture d’écoute, de mise en relation et de transformation mutuelle, qui est au cœur de notre approche. Il s’adresse tout particulièrement aux formateurs soucieux de penser l’enseignement des langues comme une pratique critique, éthique et humaniste.

Éducation

Histoire de Lettres : Des lettres et des sons

Marina Yaguello

Exploration ludique et érudite de l'histoire de chaque lettre de l'alphabet, révélant les origines, les évolutions graphiques et les ambiguïtés phonétiques qui contribuent aux complexités de l'orthographe française.

Le français va très bien, merci

Les linguistes atterrées

Ce manifeste déconstruit dix idées reçues sur le français (ex. : « l’orthographe est figée », « les jeunes parlent mal ») et propose trente pistes pour penser une langue vivante, évolutive et partagée par tous les francophones.

La Communication

Lucien Sfez

La communication envahit tous les domaines : communication d'entreprise, marketing politique, pages « communication » de nos journaux, technocommunication, psychothérapies de groupe pour apprendre à « communiquer », etc.

Démocratie et Education, suivi de Expérience et Education

John Dewey

Ce volume propose les deux grands textes de John Dewey sur l’éducation : son traité de pédagogie, Démocratie et Éducation (1916) et Expérience et Éducation (1938) où l’auteur précise sa pensée et répond à ses détracteurs.

Dewey place l’expérience au cœur de l’apprentissage et recentre la pédagogie sur l’individu plutôt que sur les savoirs : l’école doit répondre à la curiosité naturelle de l’enfant et lui apprendre à désirer et entreprendre ; les travaux manuels et la vie sociale prennent le pas sur les exercices imposés ; la motivation et l’effort individuel peuvent se substituer à la discipline et au régime de sanction. La finalité de l’école est d’accroître la capacité à agir et c’est en cela qu’elle participe de la démocratie.

On se rendra compte de la modernité de la pédagogie de Dewey ou du moins de l’actualité des questions qu’il pose : comment centrer l’éducation sur « les propres activités sociales de l’enfant » plutôt que sur les savoirs ? Comment l’éducation peut-elle préparer l’enfant aux conditions sociales qu’il connaîtra hors de l’école ? Comment rétablir la continuité de l’école et de la société ?

Alice au pays du language

Marina Yaguello

Introduction ludique à la linguistique, explorant le langage à travers jeux de mots, poésie et humour, pour révéler les mécanismes inconscients de la communication.

Language et classes sociales

Basil Bernstein

Le livre Langage et classes sociales. Codes socio-linguistiques et contrôle social de Basil Bernstein, publié en 1975 aux Éditions de Minuit, constitue une contribution majeure à la sociologie de l'éducation et à la sociolinguistique. Cet ouvrage rassemble des textes fondamentaux qui explorent les relations entre langage, structure sociale et reproduction des inégalités.

Le développement de la personne

Carl Ransom ROGERS

Le livre Le Développement de la personne (On Becoming a Person, 1961) de Carl R. Rogers est une œuvre majeure de la psychologie humaniste. Il rassemble des conférences, des essais et des réflexions cliniques rédigés au fil de deux décennies d’expérience en psychothérapie, en recherche et en enseignement. Cet ouvrage explore les conditions favorables à la croissance personnelle et à l'épanouissement de l'individu.

La linguistique de terrain, méthode et théorie. Une approche ethnosociolinguistique de la complexité.

Philippe Blanchet

Cet ouvrage propose aux étudiants-chercheurs, du master au doctorat, une initiation globale, détaillée et approfondie à une démarche de recherche en sociolinguistique, depuis la méthode d’observation des phénomènes sur terrain jusqu’à leur interprétation, grâce à des concepts opératoires essentiels, en passant par des outils d’analyses adaptés. Il propose également aux chercheurs confirmés une synthèse scientifique de l’ensemble d’un courant méthodologique et théorique, dont la caractéristique majeure est d’étudier les phénomènes linguistiques effectifs dans leurs contextes socioculturels et dans toute leur diversité.

La planète des langues

Marina Yaguello

Promène-toi sur la planète des langues. Pourquoi ne parle-t-on pas la même langue dans tous les pays ? Comment sont-elles apparues ? Qu'est-ce que les langues indo-européennes ? D'où vient le français ? Les légendes d'autrefois nous racontent la diversité des langues comme une malédiction. Nous savons bien aujourd'hui que c'est un trésor à découvrir et à partager.

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